Une rentrĂ©e 2026 riche en Ă©vĂ©nements : les taux remontent, une fenĂȘtre de donation se referme le 31 dĂ©cembre, et la DGFiP a Ă©tĂ© victime d’un piratage. Voici ce qu’il fallait retenir de l’actualitĂ© patrimoniale du mois de septembre â.
đĄ Aider ses enfants Ă se loger : derniers mois pour donner 100 000 ⏠sans droits
C’est l’actualitĂ© Ă saisir : jusqu’au 31 dĂ©cembre 2026, vous pouvez donner jusqu’Ă 100 000 ⏠en argent Ă un enfant ou Ă un petit-enfant en franchise totale de droits de donation, Ă condition que cet argent serve Ă son logement. Ce dispositif est temporaire : sa reconduction aprĂšs cette date reste incertaine âł.
đšâđ©âđ§ Qui peut recevoir ? Vos enfants, petits-enfants et arriĂšre-petits-enfants. Ă dĂ©faut de descendants : vos neveux et niĂšces. La liste est limitative : elle vise uniquement ces bĂ©nĂ©ficiaires.
đ¶ Combien ? 100 000 ⏠par donateur et par donataire. Un mĂȘme enfant peut donc recevoir 100 000 ⏠de son pĂšre, 100 000 ⏠de sa mĂšre et 100 000 ⏠d’un grand-parent : il bĂ©nĂ©ficie alors de 300 000 ⏠en franchise de droits de mutation, le plafond maximal par bĂ©nĂ©ficiaire. Et le donateur peut donner Ă tout Ăąge.
đš Pour quoi faire ?
- â acheter un logement neuf ou sur plan (VEFA), pour y habiter ou pour le louer comme rĂ©sidence principale Ă un locataire ;
- â financer des travaux de rĂ©novation Ă©nergĂ©tique Ă©ligibles Ă MaPrimeRĂ©nov’ dans sa rĂ©sidence principale ;
- â pas d’achat dans l’ancien sans travaux, pas de terrain Ă bĂątir, pas de construction par l’enfant lui-mĂȘme, pas de remboursement d’un ancien prĂȘt, pas de passage par une SCI.
â±ïž Conditions du dispositif : l’argent doit ĂȘtre utilisĂ© dans les 6 mois qui suivent le don, et le logement doit ĂȘtre conservĂ© 5 ans au minimum (habitĂ© ou louĂ© Ă titre de rĂ©sidence principale).
đ Le vrai plus : ce dispositif exceptionnel s’ajoute aux abattements applicables aux donations de droit commun (100 000 ⏠par parent et par enfant, 31 865 ⏠par grand-parent et par petit-enfant) et Ă l’exonĂ©ration des dons familiaux de sommes d’argent (31 865 âŹ), qui est un dispositif distinct. C’est donc une occasion unique d’aider concrĂštement vos proches au moment oĂč ils en ont besoin, tout en gardant la maĂźtrise de votre propre sĂ©curitĂ© financiĂšre.
đ Les taux remontent : mauvaise nouvelle pour l’Ătat, bonne nouvelle pour l’Ă©pargnant
Cet Ă©tĂ©, le taux auquel la France emprunte sur 10 ans (l’OAT 10 ans) a franchi 4 % đš, une premiĂšre depuis 2009. Il y a six ans, l’Ătat empruntait Ă taux nĂ©gatif.
đ«đ· CĂŽtĂ© Ătat, c’est un signal d’alerte. Les investisseurs demandent une prime de risque plus Ă©levĂ©e Ă la France : dette au-delĂ de 117 % du PIB, budget 2027 Ă faire voter sans majoritĂ©, campagne prĂ©sidentielle qui dĂ©marre. Fin aoĂ»t, la France empruntait environ 0,8 point plus cher que l’Allemagne. Et la Banque centrale europĂ©enne a elle aussi relevĂ© ses taux en juin face au retour de l’inflation.
đ° CĂŽtĂ© Ă©pargnant, c’est une vraie opportunitĂ©. Le fonds en euros de votre assurance-vie est investi pour plus des deux tiers en obligations, dont beaucoup d’obligations d’Ătat françaises. Quand les taux montent, l’assureur rĂ©investit progressivement Ă des taux plus Ă©levĂ©s : le fonds en euros a rapportĂ© 2,65 % en moyenne en 2025 (hors offres de bonification, nous consulter), et les experts envisagent 3 % en 2026-2027. Le tout avec un capital garanti đĄïž et un effet cliquet (les intĂ©rĂȘts acquis le restent).
đ CĂŽtĂ© emprunteur, c’est plus cher. Le taux moyen des crĂ©dits immobiliers est remontĂ© Ă 3,30 % en juillet. Avec 1 000 ⏠de mensualitĂ© sur 20 ans, on achĂšte 13 mÂČ de moins qu’Ă fin 2021.
đ Piratage de la DGFiP : les bons rĂ©flexes pour protĂ©ger vos donnĂ©es
En juin et juillet, des pirates ont accĂ©dĂ© au systĂšme informatique de la Direction gĂ©nĂ©rale des Finances publiques (DGFiP). Jusqu’Ă 678 000 usagers (particuliers et entreprises) sont concernĂ©s : revenu fiscal de rĂ©fĂ©rence, quotient familial, taux de prĂ©lĂšvement Ă la source, adresses et surfaces de biens immobiliers. Les mots de passe et les espaces personnels sont restĂ©s protĂ©gĂ©s. Le danger vient maintenant : avec ces informations, les escrocs peuvent vous envoyer des messages trĂšs crĂ©dibles đŁ.
â Les 6 rĂ©flexes Ă adopter
- đ Ne cliquez jamais sur un lien reçu par SMS ou e-mail qui vous demande de « vĂ©rifier votre situation ». Tapez vous-mĂȘme l’adresse impots.gouv.fr dans votre navigateur.
- đ§ Regardez l’adresse de l’expĂ©diteur, pas seulement son nom affichĂ©. La DGFiP Ă©crit uniquement depuis @dgfip.finances.gouv.fr. Un nom de domaine qui ressemble (« impots-gouv.com », « dgfip-securite.fr »âŠ) est une arnaque.
- âïž Votre mot de passe reste strictement personnel : l’administration fiscale, votre banque et votre conseiller ne le demandent en aucun cas, ni par tĂ©lĂ©phone ni par e-mail. Au moindre doute, raccrochez et rappelez le numĂ©ro officiel.
- đł Surveillez vos comptes et prĂ©venez votre banque Ă la moindre opĂ©ration suspecte.
- đŠ VĂ©rifiez qu’aucun compte n’a Ă©tĂ© ouvert Ă votre nom : le fichier Ficoba est consultable depuis votre espace impots.gouv.fr.
- đ”ïž Faux placements, faux crĂ©dits : la Banque de France rĂ©serve ses financements aux banques : toute offre de prĂȘt Ă son nom est une escroquerie. Avant d’investir, vĂ©rifiez que votre interlocuteur figure sur orias.fr (conseillers et courtiers) ou regafi.fr (banques, assureurs, sociĂ©tĂ©s de gestion).
En cas de doute : cybermalveillance.gouv.fr vous accompagne.
đ” Retraite complĂ©mentaire : des milliers de veufs et veuves vont ĂȘtre remboursĂ©s
C’est une erreur qui a touchĂ© des familles dĂ©jĂ Ă©prouvĂ©es par un deuil. Environ 100 000 retraitĂ©s ont vu leur pension Agirc-Arrco suspendue Ă tort, principalement :
- đ des veufs et veuves touchant une pension de rĂ©version (60 % de la retraite complĂ©mentaire du conjoint dĂ©cĂ©dĂ©), dont l’attestation de non-remariage, demandĂ©e tous les 4 ans, manquait au dossier ;
- âïž des retraitĂ©s vivant Ă l’Ă©tranger dont le certificat de vie manquait au dossier.
đ¶ Combien ? Jusqu’Ă 8 700 ⏠par personne. Environ 30 000 personnes ont dĂ©jĂ Ă©tĂ© remboursĂ©es en juin, et environ 70 000 autres le seront d’ici fin dĂ©cembre 2026.
đ Aucune dĂ©marche Ă faire : le versement arrive directement sur le compte bancaire. â ïž Pensez Ă dĂ©clarer cette somme aux impĂŽts l’an prochain. Si un parent ĂągĂ© est concernĂ©, vĂ©rifiez avec lui ses relevĂ©s bancaires.
âïž SCI et successions : quatre dĂ©cisions qui changent la donne
đ Jurisprudence : SCI de concubins, la clause de tontine peut faire tomber toute la sociĂ©tĂ©. Beaucoup de couples non mariĂ©s achĂštent leur logement via une SCI avec une clause « au dernier vivant » (tontine) pour protĂ©ger le survivant. Mauvaise surprise : si la clause porte sur la totalitĂ© des parts et joue rĂ©troactivement, le survivant est censĂ© avoir Ă©tĂ© seul associĂ© dĂšs le dĂ©part. Or une SCI exige au moins deux associĂ©s : la sociĂ©tĂ© est donc nulle. đ Si vos statuts contiennent ce type de clause, faites-les relire : on peut garder une part hors tontine, ou protĂ©ger son compagnon autrement.
đĄïž Jurisprudence : votre SCI familiale est protĂ©gĂ©e des crĂ©anciers d’un associĂ©. Seuls les associĂ©s peuvent demander la dissolution de la SCI : le crĂ©ancier personnel de l’un d’eux en est exclu. Il peut saisir les parts ou les dividendes de son dĂ©biteur, et la sociĂ©tĂ© des autres associĂ©s est prĂ©servĂ©e. đ Une bonne nouvelle pour les SCI familiales.
đŹ Jurisprudence : succession non dĂ©clarĂ©e, la pĂ©nalitĂ© de 40 % annulĂ©e⊠grĂące au voisin. Un hĂ©ritier avait omis de dĂ©poser la dĂ©claration de succession. L’administration fiscale lui a envoyĂ© une mise en demeure, rĂ©ceptionnĂ©e par un voisin qui l’a gardĂ©e pour lui, puis une majoration de 61 943 âŹ. La Cour de cassation annule : seul un mandataire, ou un proche aux liens suffisants, peut recevoir le courrier Ă votre place. â° Le vrai rappel : la dĂ©claration de succession est due dans les 6 mois du dĂ©cĂšs.
đ¶ Jurisprudence : conjoint survivant en usufruit, les enfants peuvent rĂ©cupĂ©rer une partie des droits payĂ©s. Quand un bien Ă©tait dĂ©jĂ dĂ©membrĂ© (par exemple l’usufruit restait Ă la grand-mĂšre) et que le conjoint survivant choisit l’usufruit de toute la succession, il reçoit un usufruit « successif ». Au dĂ©cĂšs du premier usufruitier, si le conjoint est plus jeune, les enfants peuvent demander Ă l’administration fiscale le remboursement d’une partie des droits de succession. đ Un rĂ©flexe que peu de familles connaissent.
đ PropriĂ©taires bailleurs : une rentrĂ©e sous tension
Investir dans la pierre rassure : possĂ©der un bien tangible peut ĂȘtre rĂ©confortant. Mais gĂ©rer soi-mĂȘme un logement louĂ© Ă usage de rĂ©sidence principale rĂ©serve de plus en plus de mauvaises surprises. Trois exemples ce mois-ci đ
đš Loyers impayĂ©s : la durĂ©e de la garantie Visale est rĂ©duite Ă 3 ans. Visale, la caution gratuite d’Action Logement, couvrait les impayĂ©s pendant toute la durĂ©e du bail. Pour les baux signĂ©s depuis le 6 janvier 2026, elle joue pendant les 36 premiers mois seulement. Ă partir de la 4e annĂ©e, le propriĂ©taire assume seul le risque d’impayĂ©, sauf nouvelle demande du locataire, dont l’obtention reste incertaine. Il reste l’assurance loyers impayĂ©s privĂ©e, qui coĂ»te 2 Ă 4 % des loyers par an.
đïž RĂ©sidence de tourisme : 26 393 ⏠rĂ©clamĂ©s au propriĂ©taire qui voulait vendre. Un lecteur avait confiĂ© son appartement en Corse Ă un exploitant de rĂ©sidences de tourisme par bail commercial pendant 18 ans. Ă la fin du bail, il dĂ©cide de vendre. L’exploitant lui rĂ©clame une indemnitĂ© d’Ă©viction de 26 393 âŹ, alors que le bail prĂ©voyait qu’il y renonçait. Pour sĂ©curiser la vente, le propriĂ©taire a payĂ©, sous rĂ©serve. Bonne nouvelle : il peut contester et demander le remboursement devant le tribunal. Mais la leçon est claire : un bien en rĂ©sidence gĂ©rĂ©e peut ĂȘtre difficile Ă rĂ©cupĂ©rer.
đïž Jurisprudence : logement indĂ©cent, le bailleur doit faire les travaux en gardant son locataire. Un propriĂ©taire louait un studio dont la piĂšce principale mesurait 8,84 mÂČ, sous le minimum lĂ©gal de 9 mÂČ. DĂ©clarĂ© indĂ©cent, il voulait rĂ©cupĂ©rer le logement pour l’agrandir. RefusĂ© : le locataire peut exiger la mise aux normes tout en gardant son bail. Le bailleur assume sa propre faute. đ Avec le calendrier du DPE (logements G, puis F, puis E interdits Ă la location), la question va concerner beaucoup de propriĂ©taires.
đĄ Et si vous passiez Ă la pierre-papier ? Avec une SCPI, vous restez propriĂ©taire d’immobilier, mais la sociĂ©tĂ© de gestion s’occupe des locataires, des impayĂ©s, des travaux et des normes. Vous percevez des revenus sans les soucis de gestion. C’est une piste Ă Ă©tudier en fonction de votre situation.
âïž Donner de l’argent Ă ses enfants : acte notariĂ© ou non ?
Un couple de 68 et 70 ans veut donner de l’argent Ă ses deux fils et Ă ses petits-enfants, dont un vit au BrĂ©sil. Leur question : un simple formulaire suffit-il, ou faut-il un notaire ?
đ Le don manuel avec formulaire (n° 2735) suffit pour bĂ©nĂ©ficier des abattements. C’est simple et presque gratuit.
đïž Mais un acte authentique rĂ©digĂ© par un notaire apporte une protection familiale augmentĂ©e. Avec une donation-partage, que seul le notaire peut rĂ©diger, la valeur de ce que chacun a reçu est figĂ©e au jour du don. Sans elle, si l’argent donnĂ© Ă un enfant a servi Ă acheter un appartement qui a pris de la valeur, il faudra rééquilibrer au dĂ©cĂšs, avec Ă la clĂ© des tensions entre frĂšres et sĆurs đŹ. Le notaire est aussi prĂ©cieux quand un enfant vit Ă l’Ă©tranger.
đ¶ Combien ça coĂ»te ? Environ 1 800 ⏠d’Ă©moluments pour une donation de 100 000 ⏠par chacun des deux parents. Un faible prix pour prĂ©server l’entente familiale.
đ§ Jurisprudence : assurance-vie et testament annulĂ©s pour trouble mental
Peut-on contester les derniĂšres volontĂ©s d’un proche qui, sans ĂȘtre sous tutelle, avait perdu sa luciditĂ© ? Oui, rĂ©pond la Cour de cassation, mĂȘme si la personne savait ce qu’elle signait.
Dans cette affaire, une dame persuadĂ©e Ă tort que sa famille voulait la dĂ©pouiller avait, dans ses derniĂšres annĂ©es, dĂ©shĂ©ritĂ© ses proches au profit d’associations : legs par testament et nouvelle clause bĂ©nĂ©ficiaire sur ses assurances-vie. Les juges du fond avaient tout validĂ©, puisqu’elle comprenait la portĂ©e de ses actes. La Cour de cassation casse : quand une dĂ©cision est dictĂ©e par un dĂ©lire, la personne agit sous l’emprise d’un trouble mental, mĂȘme si elle en mesure les consĂ©quences.
đ Deux enseignements pour les familles : les proches disposent d’un vrai recours quand une clause bĂ©nĂ©ficiaire change brutalement en fin de vie ; et le meilleur moyen d’Ă©viter ces conflits reste de faire ses choix de transmission tĂŽt, en pleine forme, et de les expliquer Ă ceux qui restent.
đŠ Jurisprudence : l’administration fiscale peut consulter vos relevĂ©s bancaires
Saviez-vous que la DGFiP peut demander directement Ă votre banque vos relevĂ©s de compte, sans vous en informer ? C’est le « droit de communication », un outil courant des contrĂŽles fiscaux.
Un contribuable redressĂ© grĂące Ă ces relevĂ©s a tentĂ© de faire juger ce pouvoir contraire Ă la Constitution, au nom du respect de la vie privĂ©e. Le Conseil d’Ătat a refusĂ© de poser la question au Conseil constitutionnel : les informations restent couvertes par le secret professionnel, le dispositif poursuit un objectif lĂ©gitime (la lutte contre la fraude), et le contribuable peut toujours contester leur utilisation devant le juge lors de son recours contre le redressement.
đ En pratique : vos comptes bancaires sont consultables Ă tout moment. Des dĂ©clarations cohĂ©rentes avec vos flux rĂ©els restent la meilleure des protections. Ă noter, la Cour europĂ©enne des droits de l’homme a rĂ©cemment sanctionnĂ© un mĂ©canisme comparable en Italie : le dĂ©bat pourrait rebondir.
đ PropriĂ©taires sans liquiditĂ©s : les seniors se tournent vers le prĂȘt hypothĂ©caire
Les demandes de prĂȘt hypothĂ©caire ont bondi de +180 % en un an, pour atteindre environ 4 200 demandes par mois. Le profil type : un propriĂ©taire de 55 Ă 72 ans, avec une belle maison mais peu de liquiditĂ©s, que les banques classiques refusent Ă cause de son Ăąge, du plafond d’endettement ou de l’assurance emprunteur.
đ Le besoin est souvent trĂšs humain : aider un enfant, financer des travaux, payer des droits de succession⊠sans vendre la maison familiale, Ă laquelle on tient.
â ïž Attention : un prĂȘt hypothĂ©caire coĂ»te cher et, en cas de difficultĂ©, la maison sert de garantie. Avant de s’engager, d’autres pistes mĂ©ritent d’ĂȘtre comparĂ©es :
- đŒ l’avance sur assurance-vie : l’assureur vous prĂȘte une partie de votre Ă©pargne sans fermer le contrat, ni perdre son antĂ©rioritĂ© fiscale ;
- đĄ le viager ou la vente de la nue-propriĂ©tĂ© : on garde l’usage de son logement tout en percevant un capital ou une rente ;
- đ une donation bien calibrĂ©e, pour aider ses enfants en gardant de quoi faire face Ă ses propres besoins.
đą SCPI : la pierre-papier tient bon, Ă condition de bien choisir
Le dernier rapport de l’ASPIM, l’association des sociĂ©tĂ©s de gestion, dresse un portrait rassurant mais contrastĂ© des SCPI au deuxiĂšme trimestre 2026.
đ° Les Ă©pargnants continuent d’y croire : 1,07 milliard d’euros collectĂ©s en trois mois, 2,2 milliards depuis janvier. Et ils plĂ©biscitent les SCPI diversifiĂ©es, qui captent 79 % de la collecte.
đ§Ÿ Les loyers sont au rendez-vous : les SCPI ont distribuĂ© en moyenne 2,30 % sur le seul premier semestre. Et 83 % des SCPI maintiennent leur prix de part depuis janvier.
đïž Quelques points de vigilance : les SCPI de bureaux baissent encore leur prix de part (-4,34 % en six mois), et plus de la moitiĂ© des SCPI (53 %) ont versĂ© un dividende en baisse par rapport Ă 2025. Dans une douzaine de SCPI, les Ă©pargnants qui veulent vendre doivent patienter : les retraits y sont temporairement organisĂ©s par confrontation des ordres d’achat et de vente.
đ± Le marchĂ© se renouvelle : 8 nouvelles SCPI sont nĂ©es depuis janvier, dont Corum R Start, prĂ©sentĂ©e comme sans frais de souscription ni d’acquisition.
đ La leçon : chaque SCPI a son propre profil. La diffĂ©rence entre une SCPI diversifiĂ©e qui distribue prĂšs de 3 % sur six mois et une SCPI de bureaux en perte, c’est la sĂ©lection. C’est tout le rĂŽle de votre conseiller. Et, comparĂ©e Ă un appartement en direct, pas de locataire Ă gĂ©rer, pas d’impayĂ© Ă subir, pas de travaux Ă piloter đ.
des Français envisagent de faire une donation de leur vivant, ou lâont dĂ©jĂ fait đ. Câest 5 points de plus quâen 2025. On hĂ©rite de plus en plus tard : transmettre tĂŽt, câest aider ses enfants et petits-enfants au moment oĂč ils en ont vraiment besoin.
Sources
Presse (numéros de septembre 2026) : Mieux Vivre Votre Argent n° 526 ; Gestion de Fortune n° 382 ; Investissement Conseils n° 894 ; Le Revenu n° 341 ; mes Finances (Tout sur mes finances) n° 180 ; Le Particulier n° 1244.
Rapport professionnel : ASPIM, Les fonds immobiliers grand public â 2Ăšme trimestre 2026, Ă©ditĂ© le 6 aoĂ»t 2026.
Textes et décisions :
- DĂ©cision du Conseil d’Ătat n° 513952 du 12 juin 2026
- ArrĂȘts de la Cour de cassation : recherche par numĂ©ro sur Judilibre
- Art. 790 A bis CGI â rapport du 122e CongrĂšs des notaires
- Don familial logement : doctrine BOI-ENR-DMTG-20-20-20 (Fiscaloo)
Données et actualités :
- OAT 10 ans, série BCE / Banque de France (eco3min)
- OAT au-dessus de 4Â % et revue Fitch (France Ăpargne)
- Cyberattaque DGFiP (Legifiscal)
- Pensions Agirc-Arrco suspendues Ă tort (Meilleurtaux Placement)
- Crédit hypothécaire (MonImmeuble)
- Commentaires d’arrĂȘts : tontine et SCI, logement indĂ©cent, trouble mental et assurance-vie (Le Monde du Droit)
Cet article est une information gĂ©nĂ©rale et ne constitue pas un conseil personnalisĂ©. Lamartine CGP â ORIAS n° 23 003 666.

